Actualités de l'institut d'anthropologie clinique

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iac - 24 novembre 2020

Portrait Mony Elkaim

Mony Elkaïm s’en est allé. Hommage.

En 2014, pour l’émission Hors Champ sur France Culture,

Laure Adler s’entretient avec le neuropsychiatre Mony Elkaïm :

Si Mony Elkaïm a voulu faire ce métier, c’est parce qu’il trouvait « dommage » le fait de gâcher une vie « trop courte » , avec des soucis mentaux sans être aidé… Une conviction qui se forge à partir de son enfance marocaine, dans une ambiance « de chaleur et de fêtes » . Fer de lance de l’anti-psychiatrie, Mony Elkaïm nous enseigne que « nous sommes le lieu de notre tourment, mais nous en sommes rarement la cause » . Les soucis psychologiques sont « un continuum » , soumis à l’influence du la neuropsychiatrie, parfois de la génétique, du passé, de l’enfance, de l’environnement social, économique… Le couple, la famille, y participent également, de manière plus ou moins positive. Une approche transversale qui l’a amené à importer en France « les thérapies familiales » et qui s’illustre dans le concept de « résonance ». Pour autant, nous ne sommes pas irresponsables. Pour Mony Elkaïm, « nous pouvons agir sur ce qui nous agit » . L’autre , dans la vision d’Elkaïm, est essentiel, tout comme l’idée qu’il est est vital de « s’ouvrir » à lui. Car la plupart du temps, nous nous contentons de le faire correspondre à notre vision de lui et de nous même, souvent inconsciente. Dans la thérapie « ce qui est important, c’est chaque cas singulier »…

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